• Récit n°668. 2015. Nostalgie.

    Le couple continua de discuter jusque tard dans la soirée et les crocs d'Elise se faisaient de plus en plus voyants. Comme sur une phrase de départ, elle conclut leur conversation de la sorte:

    " Mon cher, comme il fut agréable de parler du passé avec toi. Mais, j'ai à faire et la nuit est déjà noire,il me faut donc partir. Nous nous reverrons plus tard!"

    Lorsqu'elle prononçait ces mots, Larkin comprenait immédiatement qu'un meurtre allait survenir. Mais il ne disait rien, Elise était une prédatrice, ça il le savait pertinemment. Depuis quelques temps, Larkin recevait de moins en moins de visite de la part d'Elise. Il en avait conclu qu'Elise s'était pris aux jeu des humains: être à la tête d'une société humaine, travailler avec eux la rendait hilare.

    Larkin lui, s'était lassé de tout cela. Il lui arrivait même parfois de se comparer à Louis, personnage d'Anne Rice qui étant lassé de tout, tentait de comprendre les humains, plutôt que de tenter d'en faire son repas. Avec un air amusé, il se disait que s'ils s'étaient rencontrés, ils seraient probablement devenus de très bons amis.

     

    A défaut de n'avoir aucun journaliste compréhensif sous la main, Larkin avait commencé à publier ces récits sur le Web, une "merveilleuse invention" comme il avait l'habitude de le dire. Tel un passe-temps, il reprit l'écriture de ses articles, cette fois-ci, en abordant ce dont il se souvenait du XIXe siècle. Pour lui, passionné de littérature, il s'agissait certainement de l'époque qu'il chérissait le plus. Il état également admiratif de ces écrivains et poètes qui écrivirent sur ses semblables avec tant d'ardeur, souhaitant plus que tout se rapprocher de la vérité, si ce n'est la perfection.

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