• Récit n°660: Moyen-Âge. L'Eglise.

    Après avoir traversé les bois sombres et les quelques ruelles étroites et humides qui menaient au village, il arriva enfin sur la place centrale. Une odeur affreuse y régnait, il crut que ses poumons allaient exploser. Lorsqu'il se rapprocha de la place, il ne put que constater avec effroi que ce qui de loin s'apparentait à un feu de joie, sous ses yeux remplis de flammes, prenait un tout autre sens. Les villageois, vieillards, mères et enfants dansaient autour d'un bûcher, sur lequel brûlait vive, une femme. Grey ne pu deviner son âge, tant le feu avait dévoré son visage. Il eût un mouvement de recul, comme pour se protéger d'un mal invisible, mais il bouscula un vieil homme.

    " Oh, bonsoir monseigneur Grey, il est rare de vous voir ici. Qu'est-ce qui vous ammène au village ?
    - En tant que chef de ce village, je me dois de veiller au confort de mes citoyens... Il esquissa un faible sourire."

    Le vieil homme regardait, le bûcher comme on eût regardé un théâtre de rue, et rigolait de temps à autres, tandis que la femme, se tordait sous la chaleur des flammes et poussait des cris stridents, déchirants la nuit.

    " Qu'a donc fait cette pauvre femme ? Demanda Larkin Grey.
    - Il n'y pas de quoi s'apitoyer monseigneur... Cette femme, si on on peut encore la définir comme telle, a été accusée de vampirisme. Déclara de vieillard impassible.
    - Et qui a jugé bon de faire ça ?
    - C'est l'Église monseigneur, l'Église se charge de protéger ses fidèles en éradiquant toutes les âmes vagabondes et démoniaques... Le prêtre du village à annoncé le début des purges d'hiver. Nous chasserons tous les mauvais esprits monseigneur...
    - Je vois..."

    Larkin avait tenté de se renseigner sur les preuves qui accusaient la femme d'être un monstre au yeux des humains, mais le vieil homme ne sut pas lui répondre. Grey le savait pertinemment, il était le seul vampire de ce comté. Il s'éloigna de la place en direction de l'église, les villageois ne pouvaient rien lui apporter, ils étaient tous aveuglés par la volonté de Dieu. Les rires et les cris se firent de plus en plus loin. Il voulait des réponses, et il en aurait, au près de ce prêtre.

    « Récit n°659 : Moyen-Âge. Découverte.Récit n°661. Moyen-Âge. Jugement. »

    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :